Ce n'est pas de la malchance. C'est le quotidien des propriétaires de cabinet de physiothérapie en Suisse.
Selon l'Observatoire suisse de la santé, la pénurie de personnel qualifié en physiothérapie fait partie des défis structurels du système de santé - et cela ne va pas s'arranger dans les années à venir. Dans cet article, nous allons voir ce qui se cache derrière ce problème et ce que tu peux faire concrètement en tant que propriétaire de cabinet.
Pourquoi la pénurie de personnel qualifié en physiothérapie est-elle structurelle ?
Le problème commence dès la formation. Comme un Contribution de la SRF montre qu'entre 500 et 600 physiothérapeutes sont formés chaque année, alors que les besoins réels se situent entre 800 et 1000, selon Physioswiss. La lacune est donc déjà comblée avant même qu'un cabinet ne mette un poste au concours.
De plus, selon une étude Publication de l'Institut de physiothérapie de la ZHAW entre 2016 et 2018, environ 28% des physiothérapeutes formés ont quitté le secteur de la santé, soit pour une autre profession, soit pour faire une pause, soit pour travailler en dehors du secteur ambulatoire.
Une Étude de l'ASFS (2025) confirme l'existence de ce phénomène : La pénurie de personnel qualifié touche particulièrement la physiothérapie. Des tarifs trop bas, une charge administrative élevée et des difficultés de recrutement caractérisent le quotidien de la profession et réduisent son attractivité. Résultat : celui qui met un poste au concours doit selon Physioswiss patienter en moyenne trois mois avant de l'occuper.
Le vrai problème : le marché s'est retourné
Il y a dix ans encore, les thérapeutes cherchaient des emplois. Aujourd'hui, les postes recherchent des thérapeutes.
Aujourd'hui, les meilleurs talents ont déjà un emploi, mais sont ouverts à de nouvelles offres d'emploi. Ils recherchent des employeurs qui offrent non seulement un salaire, mais aussi un environnement de travail inspirant.
C'est un changement fondamental auquel de nombreux cabinets n'ont pas encore réagi. Placer une annonce sur un portail d'emploi ne suffit plus. La question n'est pas : «Qui postule chez nous ?» Mais plutôt : «Pourquoi quelqu'un devrait-il postuler chez nous» ?»
Environ 90 pour cent de tous les thérapeutes employés sont à la recherche d'un emploi de manière passive ou latente. La majeure partie de ce vivier de talents n'est jamais atteinte par les appels d'offres classiques.
Ce que veulent vraiment les thérapeutes
Le salaire est important. Mais ce n'est pas le seul. Des horaires de travail flexibles, une équipe motivée, le rythme des traitements et les possibilités de formation continue sont pour de nombreux thérapeutes tout aussi décisifs que le salaire, une fois que les besoins financiers de base sont couverts.
Ce que cela signifie pour toi : tu ne dois pas payer les salaires les plus élevés pour trouver de bonnes personnes. Tu dois montrer qui tu es en tant qu'employeur.
Quatre approches qui fonctionnent dans la pratique
- Concevoir activement la marque employeur : Que raconte ton équipe sur ton cabinet si personne ne l'écoute ? C'est ta marque employeur. Montre-la à l'extérieur - de manière authentique, pas polie.
- Simplifier le processus de candidature : Un long formulaire est dissuasif. Une entrée courte et adaptée aux mobiles abaisse nettement l'obstacle.
- La flexibilité comme véritable offre : Temps partiel, horaires adaptés, cadence claire. Aujourd'hui, ce ne sont plus des "nice-to-haves".
- Le réseau comme canal de recrutement : Les recommandations de sa propre équipe ou de son réseau restent le canal le plus puissant. Un cabinet qui fait partie d'un réseau plus important a ici un avantage naturel.
Combattant solitaire ou réseau : la différence structurelle
En tant que cabinet individuel, tu ne peux compter que sur toi-même pour recruter. Ta portée est limitée, tout comme ton budget pour les annonces d'emploi.
Faire partie d'un réseau comme Swiss Physio Partner change la donne. Assistance au recrutement, marque employeur commune, visibilité sur plusieurs sites. Ce sont des allègements concrets au quotidien.
Si ton équipe sait qu'elle fait partie de quelque chose de plus grand, elle en parle de la même manière. Et c'est exactement ce qu'entend le thérapeute qui cherche passivement un emploi.
Pour en savoir plus sur la manière dont un partenariat avec SPP peut se présenter, tu peux ici sur le sujet.
Conclusion : le problème ne se résout pas tout seul
Une détente de la pénurie de personnel qualifié en physiothérapie ne se dessine pas selon l'étude de l'ASFR. Les causes structurelles demeurent.
Ce qui peut être modifié, c'est le propre positionnement. Celui qui est visible en tant qu'employeur, qui communique une culture claire et qui est ancré dans le bon réseau a de meilleures chances, même sur un marché étroit.
Nous discuterons volontiers de la manière dont cela peut se présenter concrètement - dans ta pratique, dans ta région.
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